• [chronique d'une vie ennuyeuse]

    je pourrais en écrire beaucoup des chroniques de ce genre, vous savez, comme celle où on parle d'un fait de société et qu'on tente d'y trouver une solution, pour au final finir par un "mais tout cela ne changera jamais". une fin tragique, ça fonctionne bien ça.

    au fond si tout cela pouvait avoir une fin tragique, au moins on saurait à quoi s'attendre. au lieu de ça, on hésite, on se questionne, et quand arrive le moment tant attendu on se dit "pourquoi pas, mais...".

     

    oui, mais.

     

    [1]

    la petite fille s'ennuit terriblement dans sa tour d'argent. elle fond, tente de trouver un échapatoir, et comprend qu'elle n'a plus qu'a assumer. assumer, en voilà un terrible mot.

    [2]

    elle jete quelques regards inquiet au dessus de son épaule dénudé. mais tout cela n'a plus d'importance, car il ne cherche plus à la comprendre ni à communiquer avec elle. il s'est enfermé dans une petite boite bien protégée, de laquelle il sortira seulement quand il l'aura décidé. autant dire que ce n'est pas pour tout de suite!

    [3]

    une voix étrange, tout droit sorti d'un vieux film des années 50. en fond, une petite rythmique qui nous plonge dans un univers de science-fiction, attention il débarque mes amis. et puis un air de musique bien accompli. tout est presque parfait, seulement, il pleut.

    [4]

    la petite putain se demande si sa vie pourrait etre autrement. oui. bien sur que oui. mais il n'y a pas si longtemps, elle en était bien contente. alor spourquoi maintenant tout cela l'ennuit terriblement? parce que les choses perdentpetit à petit de leurs saveurs, comme des aliments qu'on aurait trop machés.

    [5]

    deux jours qu'il pleut.

     [6]

    que faire?

    [7]

    se prendre par la main, et voir de quoi il en retourne.

    [8]

    garder son sang froid, et se dire que les choses pourrait être bien plus moche.

    [9]

    arreter d'etre déçu des autres. comprendre que nos attentes ne sont pas toujours les désirs des autres. point.

    [10]

    s'arreter sur un nombre paire, et prendre l'issue de secours. hurler un coups, et prendre le chemin de travers. s'arreter au coin de l'arbre mort, et attendre un peu. une fois l'averse passée, reprendre sa course et courir pour voir ce qu'il y a ailleurs. et se rendre compte qu'on est heureux, et que c'est déjà beaucoup.


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