• [Eté et Hiver]

    [1]

     je replonge dans ma mémoire, pour en extraire quelques souvenirs. Habitude récurrente ces derniers temps, je le conçois. Il, lui, et Elle. Parce qu'au fond je leur doit tout ou presque. J'ai grandi avec eux dans cette drole de maison, au bord de l'eau et plongée dans la foret. Je me souviens de ces dimanche où Elle nous faisait partager son amour pour cette chose étrange, elle ouvrait les volets, appuyait sur le bouton "on" de la machine, et nous avions enfin la chance d'entendre ces quelques notes de bonheur. Je passais dans le salon pour me rendre à la cuisine, puis j'allais tranquillement prendre un bain brulant accompagné d'une lecture quelconque. Je me souviens de tout. De l'odeur. De son sourire. De nos quelques instans de bonheur avant que la nuit ne tombe. Puis parfios je le rejoignais lorsqu'il arrosait les quelques fleurs qui voulaient bien pousser. il avait cette étrange façon de regarder les choses, un regard bien à lui qui disait tout et rien. A cette époque c'était l'homme le plus fort du monde pour moi. Dans ces atroces chaussures de sport et avec son ignoble bonnet, il avait une force bien à lui. Je me rappelle encore du jour où j'ai revu ces photos, il était maigre et son sourire laissait voir le désert qu'il venait de traverser. Je ne me rappelle plus de cette époque. Je me rappelle juste de ces bonbons avidement englouti sur mon toboggan alors qu'il regardait par la fenetre d'en face. Je me rappelle de ces nombreuses heures d'attentes lorsqu'elle allait le voir. Je me rappelle aussi de la fois où je l'ai vu, vulnérable et affaibli dans sa petite chemise trouée. Il me semblait alors que je n'avais pas saisi la gravitié de la situation, mais c'est faux parait-il. j'ai osé lui demander s'il allait mourir, ou pire. elle m'a dit être surprise par cette question, parce qu'elle pensait juste qu'a cette époque je n'avais pas conscience de ces choses là. Et puis je me rappelle de cette fois étrange où il était allongé, en plein délire. Je me rappelle lorsqu'elle est venue, surement parce qu'elle sentait une fin proche. finalement les choses auraient pu etre différente, mais je préfère qu'elles soient ainsi. Je me rappelle juste les avoir tendrement aimés et admirés pendant toutes ces épreuves.

    [2]

    Après deux ans, je réecoute ces mélodies avec une joie non-dissimulée.  


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