• [1]

     

    Je recommence. Je suis épuisée, mais nouvelle. En 6 mois, tout à changé. Il serait amusant d'en faire une petite liste de ce que j'ai fait, accomplit, et raté. Au moins j'ai pu avoir la chance de rayé de ma "to do list" un certain nombre de choses, que je n'aurais jamais pensé faire en un début de vie si court.  Il m'a quitté parce qu'il ne croyait plus en nous, pour finalement revenir à la source de son bien-etre. Ils ont découvert que derrière mes traits d'adolescente excentrique j'étais maintenant une femme en plein epanouissement. J'ai enfin prit le temps de comprendre le bonheur que l'on ressent lorsque l'on est bien entouré. J'ai enfin ressenti ce besoin nécessaire d'etre seule, simplement car il est agréable de se retrouver. Finalement je pourrais écrire beaucoup de choses, surement trop. J'ai prit une claque, une très grosse claque. Et ça m'a fait un bien fou. meme si j'aurais pu éviter ce genre de chose. L'expèrience m'aura été profitable.

     

     

    [1-bis]

    Alors j'étais dans cette petite boite aux parois dégoutantes, j'ai entendu ce drole d'air. un léger siflement qui m'a emmener à des années lumières de mon calvaire.

     

    [2]

    Je ne lui en veux pas. Parce qu'au moins j'ai eu l'impression de vivre plusieurs vies dans une seule.

     

     


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  • [1]

    Aujourd'hui Mademoiselle S. est perdue. Elle ne comprendra definitivement rien aux hommes. Entre ceux qui la tourmentent et ceux qui veulent l'aimer, elle ne sait plus où donner de la tete. Elle aurait aimé vivre les choses simplement sans avoir mille questions à se poser, mais il faut croire que cela aurait moins moins amusant. Mademoiselle S. se demande comment elle peut déchainer les passions, et faire pleurer les hommes. D'habitude se sont eux qui la font pleurer, de rage, de tristesse ou de joie. Mais là c'est encore pire, puisque c'est un mélange de tout cela et bien plus encore. Mademoiselle S. ne comprend pas comment elle peut créer l'adiction, son parfum et son sourire en coin ne sont pourtant pas si délicieux. Ils ont aussi le don d'ennerver. Mademoiselle S. ne comprend pas pourquoi ils essayent de jouer avec elle, pourtant elle tente de se débattre et s'extirper de leur mains ravageuses. MAdemoiselle S. veut juste qu'on la laisse tranquille, ce n'ets pourtant pas trop demander?!

     

    [2]

    je suis fatiguée, épuisée.


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  • [1]

     je replonge dans ma mémoire, pour en extraire quelques souvenirs. Habitude récurrente ces derniers temps, je le conçois. Il, lui, et Elle. Parce qu'au fond je leur doit tout ou presque. J'ai grandi avec eux dans cette drole de maison, au bord de l'eau et plongée dans la foret. Je me souviens de ces dimanche où Elle nous faisait partager son amour pour cette chose étrange, elle ouvrait les volets, appuyait sur le bouton "on" de la machine, et nous avions enfin la chance d'entendre ces quelques notes de bonheur. Je passais dans le salon pour me rendre à la cuisine, puis j'allais tranquillement prendre un bain brulant accompagné d'une lecture quelconque. Je me souviens de tout. De l'odeur. De son sourire. De nos quelques instans de bonheur avant que la nuit ne tombe. Puis parfios je le rejoignais lorsqu'il arrosait les quelques fleurs qui voulaient bien pousser. il avait cette étrange façon de regarder les choses, un regard bien à lui qui disait tout et rien. A cette époque c'était l'homme le plus fort du monde pour moi. Dans ces atroces chaussures de sport et avec son ignoble bonnet, il avait une force bien à lui. Je me rappelle encore du jour où j'ai revu ces photos, il était maigre et son sourire laissait voir le désert qu'il venait de traverser. Je ne me rappelle plus de cette époque. Je me rappelle juste de ces bonbons avidement englouti sur mon toboggan alors qu'il regardait par la fenetre d'en face. Je me rappelle de ces nombreuses heures d'attentes lorsqu'elle allait le voir. Je me rappelle aussi de la fois où je l'ai vu, vulnérable et affaibli dans sa petite chemise trouée. Il me semblait alors que je n'avais pas saisi la gravitié de la situation, mais c'est faux parait-il. j'ai osé lui demander s'il allait mourir, ou pire. elle m'a dit être surprise par cette question, parce qu'elle pensait juste qu'a cette époque je n'avais pas conscience de ces choses là. Et puis je me rappelle de cette fois étrange où il était allongé, en plein délire. Je me rappelle lorsqu'elle est venue, surement parce qu'elle sentait une fin proche. finalement les choses auraient pu etre différente, mais je préfère qu'elles soient ainsi. Je me rappelle juste les avoir tendrement aimés et admirés pendant toutes ces épreuves.

    [2]

    Après deux ans, je réecoute ces mélodies avec une joie non-dissimulée.  


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  • [1]

    Aujourd'hui, demain, hier. Depuis plusieurs années maintenant. Nous avons choisit de perdre ta trace, parce que finalement la déception était chaque fois plus grande. Plus de mots calins, plus de délicates attentions, et plus aucunes cartes. Je me souviens encore de tout ces timbres que tu avais prit l'habitude de m'envoyer. Je trouvais cela atrocement ennuyant, mais au moins nous avions la chance de partager quelque chose. Je n'ai jamais prit le temps de classer tout les trésors que tu m'avais envoyés, je passais juste mon temps à les regarder en essayant de déchiffrer les restes d'une écriture. Puis un jour, tout s'est arreté. Tu n'as plus eu le temps de m'envoyé un seul timbre, ni même une enveloppe. J'ai osé te demandé de m'envoyé une carte,mais ta réponse a était plutot inatendue. tu as préféré me rappeller que l'important n'était pas l'argent que contenait tes cartes, comme si cela était une obligation. J'avais prit l'habitude de me suffir de tes cartes, du genre vieillotes et brillantes. Et puis, un autre jour tu as décidé de tout laisser tomber, surement à cause de toutes tes affaires non réglées. Et tu es parti vivre là-bas, dans cet ailleurs que je n'ai jamais su nommer. On avait tendance à me demander qui tu étais, et si j'avais eu la chance de passer des vacances en ta compagnie, mais malheureusement mes réponses manquaient de sens et d'arguments. Alors un jour j'ai préféré dire que je ne savais presque rien de toi, et que cela finirait comme ça. Elle m'a raconté des histoires, des anecdotes et des bouts de vie. Je te voyais alors comme un drole de bonhomme, pas clair, et loin de l'image que j'avais eu de toi fut un temps. Et puis elle m'a expliqué tout les nons-dits. Toutes ces choses dont il ne fallait pas parler. Alors finalement je t'ai mit de coté, au fond de ma mémoire. Aujourd'hui j'ai l'image d'un homme à la vie pleine mais triste. Ce genre d'homme qui finit mal parce qu'il a une facheuse tendance à tout foutre en l'air. Ce genre d'homme qui préfère mettre de côté ses petites filles parce que son petit garçon est largement plus interessant. Alors j'aurais juste aimer que tu saches qui je suis en train de devenir. Ma vie n'en est qu'a son tendre commencement, je suis une jeune fille épanouie et qui fait ce qu'elle aime. bien que tu n'ai jamais comprit mon engagement. J'aurais aimé avoir la chance de pouvoir dire à quel point tu es un homme extraordinaire, mais je ne sais toujours pas qui tu es. Parce que tu ne m'en as jamais laissé la chance. J'aurais aimé pouvoir faire le portrait d'un homme en pleine forme, joyeux, et vieux. Au lieu de cela, j'ai choisit de conter les quelques souvenirs que j'ai de toi, et pourquoi pas d'en fabriquer. Mon portrait sera loin d'être réaliste. Je ferais juste l'ébauche d'un homme que je n'ai jamais comprit.

    J'ai souvent eu la tentation de t'écrire, de te raconter quel genre de vie j'avais, et puis je me suis rappellée de l'importance que tu donnais à mes propos, et mon envie s'est vite enfuie. Il m'est arrivé plusieurs fois d'avoir envie de t'appeller, mais j'ai en mémoire ces quelques secondes sans paroles et sans interets, alors je ne l'ai jamais refait. Je passe souvent devant les deux personnages en plomb que tu m'avais offert, ceux qui étaient bancales et ratés. Et finalement je trouve qu'ils résument assez bien l'ensemble.

     

     

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    suze* fouille sa mémoire au grès du temps, et en sort parfois quelques merveilles.


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    suze* fait un brin de ménage dans sa vie. Elle se sent du genre femme nouvelle aujourd'hui.

     

     


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